Poche de Saint-Nazaire : neuf mois d'une guerre oubliée

À l'été 1944, après avoir
libéré la Bretagne en moins
d'une semaine, les chars de
Patton avaient contourné les
«poches» pour mettre cap à
l'Est et gagner la course à Berlin.
La poche de Saint-Nazaire fut
la plus vaste et la plus peuplée
des poches de l'Atlantique :
30 000 soldats allemands au milieu de 120 000 civils assiégés par
16 000 FFI et quelques artilleurs américains.
Une histoire aux marges de l'Histoire ; petite guerre quasi
médiévale, avec ses ruses et ses pièges, ses prises de guerre et ses
otages, ses victoires éphémères et ses revanches du lendemain. Et
au milieu, dans un décor de gourbis, de Posten et de tranchées, de
marais inondés et de fermes qui brûlent, un petit peuple épuisé,
sans pain, sans feu ni lumière, et bientôt sans espoir.
«On nous avait oubliés», disent les derniers témoins... Jusqu'au
11 mai 1945 où la Seconde Guerre mondiale éteignait ses derniers
feux dans de petites bourgades aux noms inconnus : Cordemais,
Bouvron, La Sicaudais...