De la première à La Dernière Heure : cent ans d'un quotidien pas comme les autres

Il y a un siècle, le 19 avril 1906 exactement, La Dernière Heure effectuait son entrée dans
le monde de la presse belge. Un journal de plus, dans un environnement déjà bien encombré :
on dénombrait une petite... centaine de quotidiens en Belgique, et la plupart d'entre eux ne
connurent que des existences éphémères. Beaucoup d'observateurs ne donnèrent donc pas cher
de sa peau, d'autant plus que le titre n'incitait pas à l'optimisme et fit l'objet de bien des quolibets.
Cent ans plus tard, alors que la quasi-totalité de la concurrence de l'époque a disparu, le canard est
toujours vivant, et bien vivant : deuxième titre de la presse francophone, il talonne, aujourd'hui, le
premier. Ce qui ne signifie pas, bien au contraire, que son existence fut un long fleuve tranquille.
La Dernière Heure
a connu des hauts, même de très hauts, et des bas, même de très bas. Tout son
cheminement, il est vrai, est fait de paradoxes, de grands scoops, comme l'assassinat de Doumer,
la mort d'Albert I<sup>er</sup> ou l'abdication de Léopold III, de grandes innovations, comme l'invention de la
rubrique sportive ou des éditions régionales, mais aussi de flops retentissants. Si elle fut un journal
admiré et envié, elle fut aussi, souvent, un journal contesté. L'histoire de La Dernière Heure ,
c'est aussi, celle de la famille fondatrice Brébart, qui régna sur l'entreprise pendant trois quarts
de siècle, et, plus particulièrement, de Maurice Brébart junior, personnage à la fois gigantesque
et déconcertant, homme de presse hors norme. Bref, l'histoire de La Dernière Heure , devenue
La DH-Les Sports , est celle d'un journal pas comme les autres.