La politique étrangère de la Chine populaire aux Nations Unies depuis 1989 : l'exemple du Conseil de sécurité, de la Comission des droits de l'homme et du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)

En 1971, la Chine populaire a remplacé Taïwan comme membre
permanent au Conseil de sécurité. La Chine est progressivement
passée d'une vision négative et méfiante de l'ONU avant 1971 à une
adhésion durable et réelle à ses principes. Mais son intégration
reste encore limitée : sa participation au financement du budget de
l'ONU demeure très réduite (inférieure à 1 %) et son implication
reste timide. En d'autres termes, Pékin minimise ses coûts et
maximise ses bénéfices.
La Chine conserve une vision du monde traditionnelle.
L'Organisation des Nations Unies n'est pas le vecteur privilégié de
la politique étrangère chinoise, qui préfère souvent l'action
bilatérale.
En 1982, la Chine est devenue membre de la Commission des
droits de l'homme de l'ONU, participant au comité exécutif du
HCR dès 1979. Durant les années 1970, 1980 et 1990, elle a coopéré
avec d'autres agences et programmes de l'ONU.
Cette étude montre que la Chine reste encore peu active à
l'ONU, bien que déployant des actions de lobbying importantes
afin de ne pas y être condamnée en matière de droits de l'homme.
Un livre important pour bien situer l'émergence
internationale de la Chine.