Les tisons rapprochés. Li pouchicans respouiras

Antonin Steve collabore depuis plus de quinze ans à la revue bilingue
niçoise « Lou Sourgentin », dans « La pagina en Gavouot », où sont
parus plus de cinquante textes en parler de son pays, la Vésubie, qui a
fait partie du Comté de Nice. Vingt d'entre eux sont ici réunis sous le
titre «Li Pouchicans respouiras» (les tisons rapprochés).
Il a déjà écrit deux ouvrages en gavot vésubien et français : « Contes
d'En Haut » (épuisé) et « Le dernier des Djutas » parus aux Editions du
Cabri.
Raymond Sarge, de son vrai nom Raymond Bassargette, professeur de
lettres et grand voyageur, écrivain et poète à ses heures, a porté un
regard bienveillant et perspicace sur ces textes :
«C'est ici une étude sociale et économique à travers les faits et la
pensée de tout ce petit monde. Ecrits pleins de vie et pittoresques qui
tiennent, pour un lecteur attentif, du reportage «vidéo»...
Quelle traduction pourrait rendre la saveur de mots comme
«Calignero» où l'on trouve, plus que la notion de «fiançée» attitrée,
la petite amie officielle, l'idée de donneuses de caresses...
«Escoüfestre» dont le nom français : catastrophe, traduit mal la
notion d'écrasement, complet ridicule... «Uno Tiro», un chemin qui
en fait tirer des langues : joli petit vocable tellement expressif...
«Acapissou» très près du latin «capio» : prendre, alors que le mot
français «comprendre» ne fait plus sentir son origine. (Je note au
passage que le «J» se prononce comme en Indonésie : «DJ», «un
Djarou/Djakarta)».