Les Spahis du 1er marocains

Créé en 1914 à partir d'escadrons mis sur pied en 1912 au Maroc et envoyé en France sous l'impulsion de Lyautey, le 1<sup>er</sup> Marocains est donc un jeune régiment si on le compare à ses pairs de la cavalerie. Et pourtant, son étendard est le plus décoré de la cavalerie française. Son histoire, courte mais mouvementée, reflète bien celle du peuple français durant la même période avec ses moments de gloire, de défaite, ses certitudes et ses doutes.
Les spahis du régiment, en majorité marocains jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, puis en majorité français par la suite, doivent leur survivance à de remarquables facultés d'adaptation. Régiment à cheval à une période qui devait voir l'abandon progressif de ce type de monture, c'est bien souvent en combat à pied, après un déplacement à cheval, que furent engagés les spahis du 1<sup>er</sup> Marocains. Par la suite, conscients de la nécessaire évolution de leur arme, les spahis du 1<sup>er</sup> Marocains surent dominer la force mécanique afin d'imposer leur volonté à l'adversaire.
Aujourd'hui, le 1<sup>er</sup> régiment de spahis de Valence veille toujours. Composé d'un millier de professionnels français servant des blindés rapides et performants, il est prêt à être engagé là où la France jugera bon de l'envoyer.
Abordant le troisième millénaire avec pragmatisme, les spahis du 1<sup>er</sup> régiment de spahis de Valence se penchent ici sur leur passé, dans un double but. Le premier, profiter du retour d'expérience que nous offre l'histoire afin de déceler les quelques constantes qui pourraient servir de points d'ancrage dans une conjoncture dominée par l'incertitude. Le second but, sans nul doute le plus noble, consiste pour les spahis d'aujourd'hui à remplir leur devoir de mémoire en retraçant quelques épisodes de la vie de leurs anciens, sans jamais tomber dans une quelconque hagiographie, en leur rendant sobrement l'hommage qu'ils méritent.