L'esprit des médecines anciennes

Nous voici plongés dans les détails d'étranges pratiques médicales de nos
aïeux. On va de surprise en surprise en découvrant dans quelles circonstances
les hommes s'attachaient le testicule gauche avec une ficelle, pourquoi
des excréments d'animaux méticuleusement choisis entraient parfois
dans la composition de médicaments, à quoi servait la cage rotative dans
laquelle on mettait les fous à tourner.
Apprenons pourquoi une marquise enfermait son valet dans un sac
cousu des pieds à la tête pour le garder toute la nuit dans son lit, à côté
d'elle. Découvrons un métier rarement cité par les historiens de la vie
d'autrefois : le suceur, auxiliaire fréquent du chirurgien...
Cet ouvrage surprenant et parfois terrifiant (nos ancêtres devaient avoir
la vie chevillée au corps pour résister aux soins de leurs médecins) est
d'une lecture à la fois divertissante et terrifiante.
Suzanne Jacques-Marin souligne le permanent mélange de faits, de
théories, de superstitions et d'imagination dont témoignent les hommes
quand ils veulent soigner les autres. Ce sont de bien «curieuses» médecines
que l'auteur dévoile, pleines d'instruments étranges, d'ingrédients
répugnants pour l'homme moderne, d'idées apparemment saugrenues, de
pratiques singulières. Une découverte passionnante.