Pages retrouvées de Constantin Mayard

Politique, journaliste, écrivain, Constantin Mayard appartient à l'élite cultivée de son pays. Une élite dont l'ambition était de faire d'Haïti «le phare de la latinité dans le Nouveau Monde»... Ce recueil nous en donne l'élégante illustration. On y retrouve le pays d'Haïti avec sa nature, son peuple, et l'ombre tourmentée du grand Ancêtre Taïno s'y profile en de grands déroulements épiques. Quant à la langue française, Constantin Mayard la manie avec virtuosité, parfois avec préciosité. Des néologismes déroutants l'émaillent, des emprunts à la langue taïno et au créole lui confèrent une saveur unique, proprement haïtienne.
Gérard Lehmann nous donne dans une introduction quelques précisions et commentaires sur l'homme et son oeuvre. Deux index proposent en outre une interprétation ou une traduction de mots qui ne peuvent manquer de déconcerter le lecteur.
Avec ce recueil, Constantin Mayard peut enfin trouver sa place dans l'histoire littéraire de son pays.