Lost Vegas

«Où peut-on en une nuit : manger un steak
pour une poignée de dollars, s'incruster dans un
mariage mexicain, se faire plumer au black-jack par
un croupier nommé Dong, jouer au vidéo poker pendant
treize heures d'affilée, siroter une piña colada servie
dans une noix de coco, taxer une cigarette à une
vieille de 85 ans sous aide respiratoire, foncer à bord
d'une limousine aux frais de la princesse jusqu'au
Spearmint Rhino, s'y frotter la queue contre une
ex-Miss USA, dégueuler à l'arrière d'un taxi conduit
par un ancien para, sniffer de la coke bas
de gamme dans les toilettes du O'Sheas, et
finir par trouver la carte miraculeuse, celle
qui défonce la paire d'As de votre adversaire
et vous fait gagner un tournoi de poker ?
À Las Vegas, et nulle part ailleurs.»
Derrière l'image de Las Vegas, métropole gigantesque
aux néons luisants, se cache un visage
blafard, celui des losers exsangues, des parieurs
éreintés, des prostituées camées et des motels
croulants. Dans Lost Vegas, le journaliste américain
Paul McGuire raconte les arrière-cours du
gaming business, les tricheries et les pactes
faustiens des casinotiers, la réalité sordide
d'une ville qui révèle plus qu'aucune autre la
misère humaine.