Toi, le possible chimérique

Poète, dramaturge,
et romancier,
Maxime N'Débéka
est l'auteur d'une
oeuvre dont certains
ouvrages sont devenus
des classiques
de la littérature africaine.
Condamné à
mort une première
fois en 1972 par les
autorités congolaises
en raison de son
engagement pour la
liberté et la justice,
il a dû à plusieurs
reprises se contraindre
à l'exil. Après
un bref répit en
1996, où sur proposition
d'un collectif
d'artistes, il est
devenu ministre de la Culture du Congo Brazzaville, la guerre civile,
un an plus tard, l'a de nouveau conduit à trouver refuge hors des
frontières du Congo.
Il s'immerge dans les mots, descend en eux jusqu'au bout et s'y installe en
«écoute flottante», à la manière de Freud, dans l'attente d'un bip de la vie, qui
lui arriverait via l'aîné Bemba ou le cadet Sony, via toi «hypocrite lecteur, mon
ami, mon frère» (Beaudelaire), via le reste de la parole vivante qui vibre peut-être
encore au fond de quelque carcasse.
Daniel Delas