Histoire de sainte Enimie : vierge mérovingienne, fondatrice d'un monastère royal en Gévaudan au commencement du VIIe siècle

Nous Evêque de Mende, après avoir pris connaissance de
l'Opuscule intitulé : Histoire de sainte Enimie , par M. l'abbé
Jory, missionnaire du diocèse, l'approuvons et le recommandons,
comme très-propre à entretenir et à ranimer
de plus en plus la précieuse dévotion à cette sainte-fille
des rois, descendue si généreusement des marches du
Trône, pour se vouer à une vie pénitente et mortifiée, et
aller s'ensevelir dans la solitude avec Jésus, son Epoux
crucifié.
Ces exemples, si beaux et si touchants par eux-mêmes
et par le charme qui s'y attache, comme par celui du livre
qui nous en retrace le tableau d'une manière si attrayante,
sont d'autant plus utiles et plus nécessaires de nos jours,
qu'on y compte en plus grand nombre ceux que le saint
Apôtre appelait en pleurant les ennemis de la Croix de
Jésus-Christ.
Puissent de pareils exemples engager les âmes généreuses
à marcher, sur les traces de la Vierge royale, et
sur les pas de l'Agneau, à la conquête du Royaume des
Cieux.
Il seront, nous aimons à l'espérer, d'autant plus puissants
et plus efficaces, qu'ils nous viennent d'une noble
enfant de la France, de la famille de nos rois ; et c'est
dans nos heureuses contrées que la Vierge prédestinée
avait choisi, pour sa vie angélique, l'asile béni qui
devait être pour elle le parvis du Ciel.
Daigne le Seigneur, bénir le pieux auteur avec son
ouvrage, aimable fleur, déposée sur l'autel de notre
céleste Protectrice.
Mende, le 28 septembre 1872.