Entre l'ombre et la lumière : souvenirs

«Quand je repense à mes premiers pas, en Bulgarie, il me
semble que jamais enfant ne fut plus heureux de découvrir le
monde. Et pourtant, jamais le monde n'avait été plongé dans
un tel malheur. Je suis née le 15 août 1944. Des côtes de la
Manche à la mer Noire, toute l'Europe était alors à feu et à
sang...»
Fuyant la dictature stalinienne qui s'est
abattue sur la Bulgarie, Sylvie, son frère aîné
Eddie et leurs parents débarquent à Paris à
l'aube du 24 décembre 1952. Elle a huit ans, elle
ne parle pas un mot de français.
Son père, musicien, trouve de l'embauche
dans une triperie des Halles. Durant quatre ans,
la famille va vivre dans une petite chambre
d'hôtel, rue Montmartre.
L'exil fait de Sylvie une enfant solitaire et rêveuse. Elle se
destine alors au théâtre. Et c'est grâce à son frère, compositeur
de jazz, qu'elle enregistre tout à fait par hasard son premier
disque avec Frankie Jordan, Panne d'essence... En quelques
semaines, elle est propulsée «Collégienne du twist» dans toute
la presse, une autre vie commence !
Égérie de la génération yéyé, elle entre alors de plain-pied
dans la folie des années 60, les. Beatles, Elvis Presley, son
mariage avec Johnny Hallyday, le tourbillon des concerts qui se
succèdent et les voyages incessants, Londres, Rome, New
York, Moscou, Tokyo, Rio...
Pour la première fois, Sylvie Vartan raconte sa vie comme
une confidence, celle de la star qu'elle est, et celle, moins
connue, de la femme - la naissance de David, sa rencontre
avec Tony Scotti, jusqu'à l'adoption de l'adorable Darina à
Sofia, comme un retour aux sources, comme un nouveau
voyage, comme un bonheur retrouvé.