Les amants de juin

De retour du cimetière où il vient d'accompagner
sa mère, Arlette, en sa dernière demeure, Gérard
Savignac découvre dans l'armoire familiale un paquet
de lettres échangées au cours de l'été 1944. Ainsi
comprend-il que son père n'était autre qu'un officier
allemand chargé, à la tête d'une unité de la Das Reich,
de rejoindre le Mont-Mouchet, pour y prêter main-forte
à la Wermacht en lutte contre les partisans.
Lettre après lettre, il remonte le temps, découvre
l'amour fou qui jeta dans les bras l'un de l'autre les
amants de juin, et qui fut plus fort que la guerre.
C'est ainsi qu'il apprend que, pour sauver Arlette
et du même coup épargner la population du petit village
de Pinols rassemblée dans l'église, Jan le SS n'hésita
pas à retourner son poignard contre son propre camp.
Loin de prétendre expliquer pourquoi un village
condamné à être la proie des flammes a vu s'infléchir
le destin, Albert Ducloz met simplement en scène une
folle histoire d'amour née de la rencontre fortuite entre
un officier allemand remontant vers la Normandie et
une jeune paysanne auvergnate.