Du voyage savant aux territoires de l'archéologie : voyageurs, amateurs et savants à l'origine de l'archéologie moderne

On sait ce que, depuis la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle, «l'invention de la
Méditerranée» - pour reprendre ici le titre d'un colloque passé -
doit à la conjonction des voyages scientifiques et des expéditions
militaires. Il n'est que de rappeler l'expédition d'Egypte, celles
de Morée ou d'Algérie où ont été associés, souvent dès l'origine
de ces expéditions, des savants de différentes spécialités.
Les Occidentaux qui ont sillonné ces contrées ont ainsi
constitué une documentation de première main pour les
chercheurs modernes qui tentent de localiser un site, d'en
continuer ou d'en reprendre l'étude. Mais il est aussi arrivé
que le développement du voyage culturel et des pratiques
touristiques influe sur la conduite et la présentation de
fouilles déjà existantes, comme c'est le cas pour Pompéi.
Cette rencontre se propose d'examiner l'impact de ces
premiers voyages d'amateurs, de savants, d'architectes et
d'artistes - du XVIII<sup>e</sup> au XX<sup>e</sup> siècles - dans le développement
de l'archéologie moderne, de l'Italie aux confins de
l'Inde, en passant par l'Algérie, la Grèce ou l'Orient.