Ethique et recherche biomédicale : rapport 2010

Alors que se préparait la révision de la loi de 2004 et que la bioéthique
mobilisait les débats de société en 2010, se révélaient avec
acuité les pressions sociétales qui accompagnent le développement
des sciences et de la médecine. Dans ce climat, des formes
d'intolérance peu favorable à la liberté intellectuelle et l'innovation
vraie, peuvent conduire vers le développement de normes plutôt
que d'une réflexion éthique libre et indépendante. Si elle n'en est
pas l'apanage, celle-ci correspond à la mission du CCNE, qui a été
particulièrement présent dans ces travaux au travers des quatre avis
publiés au cours de l'année :
- N° 109 : dans une société qui se dit de la connaissance, la transmission
du savoir et la communication d'informations scientifiques
représentent un enjeu de première importance ainsi qu'un point
d'achoppement de tous les questionnements éthiques.
- N° 110 : une analyse sans complaisance des arguments favorables
ou non à la gestation pour autrui a conduit le CCNE vers le maintien
de la législation actuelle prônant l'interdiction.
- N° 111 : le Comité a voulu témoigner que la bioéthique ne s'arrête
pas avec la fin de la vie, en rendant publique sa réflexion sur l'exposition
muséale du corps des personnes après leur mort.
- N° 112 : le CCNE a revisité la problématique éthique des recherches
sur les cellules souches embryonnaires humaines et à la recherche
sur l'embryon humain in vitro. Il a ainsi posé un cadre de réflexion
plutôt que de recommander ce qu'il conviendrait que la loi prescrive.
Réflexions fondées sur la diversité des opinions et sensibilités
présentes au sein du Comité, ces avis se montrent plus ou moins
prescriptifs, mais tous laissent ouvertes les questions qui alimentent
un débat permanent sur les sciences de la vie et de la santé.
Le CCNE a reporté au début de 2011 la tenue de ses Journées
annuelles d'éthique, dont le rapport ne figure donc pas dans le
présent document.