Histoire mondiale de la course automobile. Vol. 2. 1915-1929

En 1915, en France, les victoires succèdent aux défaites. Parfois françaises,
parfois allemandes. En Amérique, Bob Burman et sa Peugeot remportent
un succès à Oklahoma City malgré un verre de lunettes brisé en pleine
vitesse tandis que Ralph DePalma et sa Mercedes s'imposent à Indianapolis
en dépit d'un moteur cassé. Plus loin, à Sheepshead Bay, on va courir sur
une piste en planches où les 200 kilomètres à l'heure seront bientôt une
"performance courante".
En 1916, au moment où les propriétaires des dirt tracks claquent la porte
de l'American Automobile Association, celle-ci inaugure son championnat
des pilotes aux points, disputé en plusieurs manches. Le challenge américain
se déroulera sur les briques d'Indianapolis et sur le cèdre des board
tracks de la Côte Est. L'Italien Dario Resta et sa Peugeot remise à neuf avec
des pièces américaines remporteront ce premier challenge américain.
Les monoplaces succéderont bientôt aux biplaces, les tractions avant, les
quatre-roues motrices, les deux-temps et les Diesel feront une entrée prématurée
dans le sport automobile.
En Europe, la paix revient. Une drôle de paix qui conduira plus tard à une
drôle de guerre. Les premiers à redémarrer sont les Italiens. La Targa Florio
reprend son cours tandis que naît le Grand Prix d'Italie puis le circuit de
Monza. Circuit ? Le mot est lâché, tout le monde en veut un. Miramas,
Monthléry, Spa-Francorchamps, Le Mans, le Nürburgring, l'AVUS rejoindront
le déjà archaïque Brooklands. Puis, il y aura les Grands Prix d'Europe, de
Belgique, d'Espagne, de l'Eifel et d'Allemagne. Viendront ensuite ceux
de Monaco et de Tripoli, sans oublier les championnats d'Europe de la
Montagne. Il s'en est passé des choses de 1915 à 1929 ! Jusqu'au moment où
la crise financière américaine secouera le monde... et le sport automobile.