Correspondance 1927-1942

Exhumer la figure de Léon Pierre-Quint,
personnage complexe injustement oublié,
critique littéraire et éditeur majeur de la
première moitié du vingtième siècle &
démystifier la légende inepte du «sage»
ou de l'«ange» dont est entachée l'image
de René Daumal, l'un des hommes, certes
poète, les plus radicalement lucides que
l'entre-deux guerres ait connu - voilà le
mérite de cette correspondance inédite.
Des balbutiements du Grand Jeu aux
années noires de la 2<sup>de</sup> guerre mondiale,
ce ne sont pas moins de 180 lettres, ici
dévoilées, qui témoignent des échanges
entre le très attentif directeur-passeur
des éditions du Sagittaire, et un René
Daumal du quotidien qui n'a «pas d'autre
gagne-pain qu'écrire, réviser, traduire,
corriger des épreuves, rédiger des "prières
d'insérer", [...] etc. en tirant fréquemment
la langue», et qui dans l'envoi de sa Guerre
sainte écrit : «À Léon Pierre-Quint / qui
avidement en chacun / cherche la / Pierre
angulaire / et / la Quint e-essence / et le
lieu / où les Solitudes se rencontrent».