Métaphysique du Moyen Age : essai métahistorique sur la destinée de l'Occident

Métaphysique du Moyen Age : essai métahistorique sur la destinée de l'Occident

Métaphysique du Moyen Age : essai métahistorique sur la destinée de l'Occident
Éditeur: Archè
2014157 pagesISBN 9788872523360
Format: BrochéLangue : Français

Le Moyen Âge ne fut pas la période historique de ténèbres que la doxa

moderne nous dépeint constamment. Bien au contraire, l'époque médiévale a

constitué, selon nous, l'âge d'or civilisationnel de l'Occident, qui a vu sa société

toute entière se conformer à un modèle intégralement traditionnel, en mettant en

pratique les principes métaphysiques, véritablement immémoriaux et universels,

qui transcendent le temps historique et l'espace où les hommes vivent. En effet, ce

Moyen Âge vitaliste, celui des cathédrales, des croisades et du bouillonnement

intellectuel, où l'Europe se considérait comme une unité supra-humaine et

constituait ce que l'on appelle la Chrétienté, a imposé un sceau d'éternité sur

l'histoire du monde occidental, qui n'a cessé depuis cette période de s'écarter de sa

propre tradition... pour son plus grand malheur. En nous abreuvant aux diverses

sources ouvertes par les grands clercs médiévaux (écrits sacrés, théologie, arts,

chroniques, romans...), continuateurs et accoucheurs de la pensée des Pères de

l'Église, et par l'imaginaire collectif (contes, légendes, fabliaux, coutumes...), qui

a grandement façonné les piliers mentaux et oniriques des occidentaux, cet essai

tentera de dégager les grands thèmes de la fertile métaphysique du Moyen Âge.

Perçons donc l'écorce de l'histoire et rongeons avidement l'os de cet âge béni afin

d'en retirer la substantifique moelle, et, nous déclarons, comme l'écrit saint

Anselme de Cantorbéry (1033-1109), grand clerc à la pensée si caractéristique de

son temps, dans son Proslogion (chapitre I) : «Je le confesse, Seigneur, et j'en

rends grâces, tu m'as créé à ton image que voici, pour qu'en me souvenant de toi je

te pense et je t'aime. Je ne tente pas, Seigneur, de pénétrer ton élévation, parce que

je ne lui compare à aucun degré mon intelligence ; mais je désire avoir jusqu'à un

certain point l'intelligence de ta vérité, que croit et aime mon coeur. Car je ne

cherche pas à comprendre pour croire mais je crois pour comprendre. Car je crois

également ceci : si je ne crois pas, je ne comprendrai pas»...

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