Jean-Paul II en Afrique (1980-2000) : le compte-rendu de ses 14 voyages dans 43 pays, ses attitudes et ses discours, entre politique et religion

Jean-Paul II en Afrique (1980-2000) : le compte-rendu de ses 14 voyages dans 43 pays, ses attitudes et ses discours, entre politique et religion

Jean-Paul II en Afrique (1980-2000) : le compte-rendu de ses 14 voyages dans 43 pays, ses attitudes et ses discours, entre politique et religion
Éditeur: L'Harmattan
2004483 pagesISBN 9782747570718
Format: BrochéLangue : Français

Il est passionnant de se laisser embarquer avec Jean-Paul II pour un long périple qui

traversera une quarantaine de pays africains. Félicitons notre guide Jean Mpisi de nous

faire découvrir chacun d'eux avec son histoire, son régime politique et les attentes de la

population. Au passage, retenons les réactions des jeunes, ainsi que les requêtes des

évêques.

Faire partie de la suite pontificale n'est pas de tout repos. A peine est-on arrivé qu'il

faut repartir ! Et puis il y a beaucoup de discours, trop de discours ! Nous sommes

essoufflés. Mais le pape résiste à la fatigue. Son incontestable charisme des foules séduit.

Il sait communiquer et l'accueil enthousiaste que lui réservent les foules le rend heureux.

Mais pourquoi ne pas rêver au cours de ce marathon africain ? Imaginons le pape

prenant le temps d'écouter avant de faire des discours. On le verrait écoutant les jeunes,

les pauvres, les malades du sida, les évêques... Il étonnerait le monde, en ne se présentant

plus comme le grand défenseur de l'ordre moral. Devant le fléau du sida, il dirait que

l'emploi du préservatif est une exigence de respect et de justice, lorsqu'il y a danger de

contamination.

Il encouragerait l'inculturation, les liturgies africaines, en faisant confiance aux

évêques du terroir qui, mieux que quiconque, connaissent l'âme africaine et savent de

quoi ils parlent, lorsqu'ils affichent leur volonté d'africaniser le christianisme.

Surtout, le pape demanderait pardon aux Africains, au nom de l'Église romaine et des

nations catholiques, pour avoir commis le crime de la traite et de l'esclavage des Noirs.

Il est vrai qu'en août 1985 à Yaoundé, tout à son honneur, il demanda effectivement

«pardon à nos frères africains qui ont tant souffert de la traite des Noirs».

En outre, le pape refuserait tout net d'aller consacrer en Côte d'Ivoire la très

controversée Basilique de Yamoussoukro et ne commencerait pas son premier voyage

africain par le Zaïre où sévit, à l'époque, un dictateur honni du peuple : Mobutu Sese

Seko.

Arrêtons notre rêve et reprenons la route avec la confiance, car personne n'arrêtera le

destin des peuples africains.

Mgr Jacques Gaillot.

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