Elles me racontent leurs fantasmes

Supposons, Madame, que vous vous sentiez mal dans
votre peau. Patraque. Toujours un pet de travers. Votre
mari s'y prend comme un manche, au plumard. Et jouer
toute seule, en se servant de vieux souvenirs d'internat,
n'est pas toujours très gratifiant. Et si vous alliez voir un
psy ? Pourquoi pas, après tout. On arrive, on s'étend sur
un divan, on ouvre son âme. Il n'est pas mal du tout, ce
psy-là. Et comme il a l'esprit large ! Rien ne le scandalise,
au contraire, il en veut toujours plus ! Et il sait si bien vous
mettre à l'aise. Vous avez chaud ? Déshabillez-vous donc...
Il vous vient certaines langueurs à évoquer les fantasmes
qui vous travaillent ? Ne craignez rien. Il va les apaiser. Que
ses mains sont douces... Comme il vous déculotte délicatement
! Comme il sait bien entrer dans les plus secrets
replis de votre... âme. On finit par ne plus savoir où l'on
est ! Sur un divan ? Ou dans la tête du pervers confesseur
qui vous a réduite à l'état de poupée de chair et qui
s'amuse de vos folies pour mieux les partager ?