1917, des monts de Champagne à Verdun : actes du colloque tenu à Mourmelon le 24 mai et à Verdun le 25 mai 2007

1917 résonne dans la mémoire des Français comme une année particulièrement
tragique au sein du drame que constitue la Grande Guerre.
La lassitude est installée parmi les populations civiles, comme parmi
les soldats qui ne savent plus véritablement quel est le sens du combat.
Pourtant les comportements des uns et des autres fluctuent dans le
court terme de l'année selon un chronologie assez précise.
Avec l'arrivée du printemps, l'espoir d'une possible victoire renaît au
moment de la préparation de l'offensive Nivelle, perçue par le «dernier
coup de collier» à donner. L'échec sanglant du mois d'avril débouche
sur les mutineries que l'on connaît.
Ce livre, résultat d'un colloque tenu à Mourmelon et à Verdun, sur les
lieux mêmes des combats de 1917, n'évoque pas directement les mutineries,
même si ces dernières se trouvent constamment en arrière plan
des différentes communications qui composent l'ouvrage. Il a choisi de
s'intéresser à deux séries de combats qui disparaissent habituellement
dans la focalisation mémorielle sur la crise du «Chemin des dames».
Tout d'abord, avant la crise des mutineries, l'ouvrage s'intéresse aux
combats des Monts de Champagne, considérablement fortifiés par les
Allemands, qui connaissent les seuls réels succès enregistrés par les
Français durant l'offensive Nivelle, à l'Est de Reims. La deuxième série
de combats évoqués est celui du secteur de Verdun à partir du mois
d'août 1917, qui vont permettre de retrouver la ligne de front d'avant
le 21 février 1916. Entre ces deux séries de combats, l'armée française
aura évoluée singulièrement, tant au niveau des hommes qu'au niveau
des chefs.
L'ouvrage fait le point sur ces combats habituellement quelque peu
délaissés.