Correspondance. Vol. 4. L'avenir de la Corse est sur l'eau : 1760-1762

Correspondance. Vol. 4. L'avenir de la Corse est sur l'eau : 1760-1762

Correspondance. Vol. 4. L'avenir de la Corse est sur l'eau : 1760-1762
Éditeur: A. Piazzola
2010543 pagesISBN 9782915410839
Format: BrochéLangue : Italien

«Cette Nation, note Boswell dans un célèbre passage de sa Relation de l'île

de Corse , est désignée par la nature pour devenir puissante sur mer ayant

quantité d'excellents ports, et les meilleurs bois de construction». Pascal

Paoli qui en est persuadé fait publier dès mai 1760, lors de la Consulta de Casinca,

ce qui paraît être l'acte de naissance de la marine nationale corse. S'ouvre alors

une période de deux années qui sont des années d'espoir pour le Général : la guerre

de course lui offre, grâce aux multiples complicités qu'il trouve en Méditerranée

occidentale, des revenus qui lui permettent de financer sa lutte, alors que l'île

paraît exsangue ; elle lui permet de prendre langue avec tous les États voisins du

fait des innombrables problèmes qu'elle crée ; elle lui donne l'occasion d'affirmer

haut et fort la légitimité de sa lutte. Les navires insulaires, de guerre comme de

transport, n'hésitent plus à rentrer à Livourne ou à Naples, avec leurs pavillons à

la tête de maure bien en vue.

Inquiets de cette situation et pour gêner sa conquête du Cap Corse, la zone

traditionnellement la plus marchande de l'île, les Génois créent une importante diversion

dans la Plaine orientale : c'est le deuxième épisode matriste. Ils s'appuient

en fait sur le mécontentement de certains chefs et sur l'ambition d'autres, comme

le montre la correspondance d'un Paoli rendu désormais inquiet des ferments de

guerre civile que révèle l'épisode.

Le volume s'achève sur le naufrage de la demi-galère corse, qui affecte toutefois

assez peu Pascal Paoli, pratiquement assuré dès lors de l'emporter sur Matra

et d'éliminer le danger des turbulences internes créées par les ambitions de Costa

et Ciavaldini. Ce qui ne l'empêche pas d'évoquer à nouveau son retrait de la vie

politique : «Je repose dans les bras de la providence, disposé à sortir allègrement

de la scène quand le rideau sera tiré ; ni ma patrie, ni mes amis ne rougiront en se

souvenant de moi». Le temps du retrait n'est pourtant pas encore arrivé...

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