La vraie Colomba. Colomba : nouvelle

Egérie de la vendetta corse, guerre privée de vengeances entre
familles, Colomba a été immortalisée par Prosper Mérimée qui en a
fait l'héroïne d'une nouvelle publiée en 1840.
Partant de la nouvelle de Mérimée, Michel Lorenzi de Bradi
dresse un portrait de la «vraie Colomba» qui n'était pas la jeune fille
décrite par Mérimée mais une mère de famille d'une cinquantaine
d'année, dont la beauté reste fascinante et qui ne vit que pour la
«grande vendetta» qui oppose sa famille à un autre clan de Fozzano.
Lorenzi mène le lecteur dans les secrets de la vendetta corse qui
règne sur la vie quotidienne dans l'île, à travers la vie de Colomba
qui n'hésite pas à prendre les armes pour défendre son clan et
qui fut mandée par l'évêque d'Ajaccio pour qu'elle fasse cesser
la guerre privée qui déchire en deux le village de Fozzano... Cette
vendetta prit fin suite à la mort du fils de Colomba, François, dont
elle restera inconsolable jusqu'à sa mort. Un voyage dans la Corse
du XIX<sup>e</sup> siècle, à la fois fière, sanguinaire et spirituelle.
La présente édition contient également la Colomba de Prosper Mérimée (1803-1870),
une nouvelle parue le 1<sup>er</sup> juillet 1840 dans la Revue des deux Mondes puis
publiée en volume en 1840 chez Magen et Comon. Prosper Mérimée avait visité
la Corse en 1839, en tant qu'inspecteur des monuments historiques. On lui
raconta la vendetta qui opposa en 1833 les deux familles du village de Fozzano.