Problèmes et grands courants de la philosophie

«L'histoire de la philosophie ne se sépare pas, pour Louis Jugnet,
de la philosophie. Elle n'est point juge, elle est jugée selon le seul critère
qui soit : la vérité. Aussi Louis Jugnet fait-il précéder à bon droit
son exposé des "grands courants" qui la parcourent, de l'énoncé des
problèmes qu'elle soulève et des solutions qu'il importe de lui donner.
Je recommande particulièrement aux jeunes esprits et au public cultivé
ces pages d'une clarté adamantine qui les immuniseront à jamais contre
l'affirmation, aujourd'hui courante et passée dans les moeurs de l'intelligentzia
laïque et ecclésiastique, que "la vérité évolue", que "nous assistons
à une mutation de l'homme sans exemple dans l'histoire" et qu'il
ne faut pas juger le présent selon des normes prétendument éternelles
et périmées, mais selon je ne sais quel radieux avenir fabriqué à coups
de salive et d'encre par tous ceux qui aspirent à convertir en pouvoir
temporel le pouvoir spirituel qu'ils détiennent indûment. Elles leur donneront
la vigueur intellectuelle nécessaire pour résister à l'attrait des
miroirs aux alouettes que font briller les manipulateurs de l'opinion publique
avant de se transformer en grands inquisiteurs sous les yeux de
leurs victimes désarmées et consentantes. On respire en elles la présence
d'une vertu cardinale : la force.» (extrait de la préface de Marcel
De Corte).
«On a fait croire pendant des décennies aux jeunes générations
qu'elles n'avaient pas besoin de maîtres. Elles s'en sont données à foison,
dans le grand marché de la prostitution spirituelle intellectuelle et
morale, allant les chercher là où elles pouvaient les trouver, dans les
auges et les égouts. Il est temps de rebrousser chemin, de respirer l'air
libre de la vérité, d'entreprendre hardiment la reconquête de soi-même
en retrouvant les fondements du vrai et en connaissant les pièges dressés
sur notre route, ces balises de la modernité, en vue de servir le bien
commun. Dans cet effort - car c'est un effort - Louis Jugnet reste un
passeur de vérité» (extrait de la préface de Philippe Maxence).