Repartir à zéro, 1945-1949 : comme si la peinture n'avait jamais existé : exposition, Musée des beaux arts de Lyon, 24 octobre 2008-2 février 2009

1945-1949. Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé
propose d'explorer le foisonnement de la création dans l'immédiate
après-guerre en réunissant une sélection riche de près de deux cents
oeuvres - tableaux, sculptures, arts graphiques et photographies -
d'artistes de grand renom, mis en regard avec des talents moins célébrés
aujourd'hui.
Au-delà des recherches menées dans les centres artistiques de New
York, où dominent Willem De Kooning, Barnett Newman, Jackson
Pollock, Mark Rothko, et de Paris où se distinguent des tempéraments
aussi divers que Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung,
Pierre Soulages, Nicolas de Staël, cet ouvrage met en valeur une géographie
plus diversifiée en présentant les oeuvres d'autres artistes
européens, dont Asger Jorn et le groupe CoBrA, les post-surréalistes
polonais ou tchèques, Carl Buchheister à Hanovre, Lucio Fontana à
Milan, Antoni Tàpies à Barcelone, mais aussi américains de la côte
Ouest des États-Unis (notamment les jeunes expérimentaux de San
Francisco, comme Frank Lobdell ou Sam Francis) et canadiens (avec
le groupe des Automatistes, autour de Jean-Paul Riopelle).
Ce qui rassemble ces artistes dans l'immédiate après-guerre est le
sentiment de devoir repartir à zéro, de refonder un art affranchi des
idéologies qui avaient accompagné la création artistique depuis le
début du XX<sup>e</sup> siècle.