Spinoza d'après les livres de sa bibliothèque

Spinoza meurt le 21 février 1677. On dresse l'inventaire de ses biens.
Comme on pouvait l'attendre d'un philosophe qui avait conformé
sa vie à ses principes et professé le mépris des honneurs et des
richesses, il ne laisse rien, excepté une modeste bibliothèque de
quelque cent soixante volumes. Nous en connaissons le détail. Il a
été publié.
Dans Spinoza d'après les livres de sa bibliothèque , Paul Vulliaud
examine avec attention ces volumes et leurs auteurs et tente de préciser
les motifs qui ont déterminé les choix de Spinoza. Il relève que
le philosophe disposait des meilleurs outils d'exégèse biblique (volumes
en hébreu classique et rabbinique) et d'un ensemble d'ouvrages
scientifiques du plus haut niveau.
En étudiant ce que Spinoza avait lu, Paul Vulliaud dessine et
approfondit la figure intellectuelle du philosophe : «On peut étudier
l' Éthique et les sources de l' Éthique. Je me propose d'évoquer
l'auteur de l' Éthique dans le cadre de sa vie et dans son milieu, en
me souvenant, d'ailleurs, qu'il ne fut pas un érudit, mais un penseur
qui concentra ses forces dans la méditation.»