Moi, Jean Courcier : mes 20 ans, de la Résistance à la déportation

Moi, Jean Courcier... pour faire accepter le titre
qu'impose la collection, il a vraiment fallu forcer la
modestie et la discrétion de celui qui fut un tout jeune
rebelle à l'occupant allemand et au nouvel ordre
instauré par le régime de Vichy. Syndiqué, membre de
la III<sup>e</sup> Internationale, il participe avec ses camarades à
quelques actions d'éclat qui lui valent d'être jugé et
emprisonné en 1941, à 19 ans, pour deux ans et
demi. Au terme de sa peine, les autorités françaises le
livrent aux Allemands, qui le déportent à Mauthausen.
Le témoignage sur le camp est d'autant plus
bouleversant que les yeux sont restés ceux du tout
jeune homme. Jean Courcier nous parle aussi de la
justice et des prisons françaises sous l'Occupation. Ce
n'est pas le moindre intérêt du travail de Véronique
Beaux et Jacques Thouroude : nous entrons dans la
mémoire vivante d'un homme humble et courageux,
pudique et opiniâtre, et nous accompagnons les
expériences fortes et difficiles d'un adolescent
confronté à l'indicible.