La fille prodigue

La fille prodigue
« On doit considérer la fille prodigue comme le produit d'une crise liée au cas spécifique de la condition féminine. (...)
La fille prodigue, comme son nom l'indique, dissipe un patrimoine (le seul qu'elle possède d'ailleurs étant donné la société actuelle, ses formules, ses tabous et son organisation moralement et légalement codifiée selon une tradition qui veut faire des femmes des "objets") de siècles et de richesses véritables, car elle n'est pas assez stupide pour ne pas reconnaître la raison et quelquefois la validité et l'inéluctabilité de ces formules traditionnelles. C'est dire qu'elle reste les mains vides, sans "place" codifiée dans la société.
Le livre est l'exposition détaillée (bien qu'abstraite) de cette "dissipation". (...) Le personnage n'est pas dupe de l'ambiguïté et de la malignité de son oeuvre détractrice ni du faible mérite des moyens auxquels il recourt. Il est clair que la loi "oeil pour oeil, dent pour dent" est toujours actuelle pour lui. »
Alice Ceresa