Bilinguisme gréco-latin et épigraphie : actes du colloque, 17-19 mai 2004

L'Empire romain était en fait, comme l'a montré Paul Veyne, un «empire gréco-romain»,
pourvu de deux langues dominantes, le latin et le grec. Pendant au moins six siècles, ces
deux langues ont cohabité dans l'Empire. Elles ont réagi l'une sur l'autre. Il y a eu des
emprunts, des influences, des flux et des reflux. Les administrateurs et, avec eux bon nombre
de simples sujets de l'Empire, ont vécu des situations de «bilinguisme» - au sens large -,
cela dans de nombreuses régions et dans des contextes historiques et sociaux très variés.
Sur toutes ces situations, les inscriptions, partout nombreuses à cette époque, fournissent
une masse impressionnante de données, de la Gaule au Proche-Orient, du Danube à la
Cyrénaïque, du II<sup>e</sup> siècle avant notre ère à la chute de l'Empire romain. Elles éclairent aussi
bien l'histoire de chacune des deux langues et celle de leurs interférences, que l'histoire
administrative, sociale et culturelle de nombreuses provinces de l'Empire. Réunissant
hellénistes et latinistes, linguistes, épigraphistes et historiens, un colloque tenu à l'Université
Lumière Lyon 2 (Maison de l'Orient) du 17 au 19 mai 2004 a permis d'explorer, du point
de vue du «bilinguisme» gréco-latin, divers aspects de la documentation épigraphique. Le
présent volume rassemble les communications présentées lors de cette rencontre.