Les dispositifs romanesques de Michel Aubry

Michel Aubry a développé une oeuvre personnelle qui, depuis le début des années 1980, étonne et séduit.
Partant d'un système musical archaïque, sa méthode sculpte et installe spatialement des formes contemporaines. La possibilité d'interpréter la musique se radicalise en un pouvoir d'interpréter le monde. Proliférant, exubérant, audacieux, ce travail artistique explore tous les possibles de l'interprétation.
L'artiste adapte au visible, aux univers plastiques, l'activité du musicien qui déchiffre, celle de l'historien qui compare et celle du comédien qui joue. La pluralité des rôles qu'il assume avec une ingéniosité toute romanesque engendre des dispositifs liant films et objets, personnages et figures.
L'écrivain Hugo Lacroix se fait à son tour l'interprète de ces constructions du monde, en privilégiant une narration qui retrace l'origine d'un itinéraire singulier.
En 2008, Hugo Lacroix a publié aux Éditions de la Différence Dix-sept histoires de dolce vita , puis en 2010 Dix-sept histoires au pays de 89.