Corto Maltese. Vol. 8. Les Ethiopiques

«Murs blancs calcinés par le soleil, buissons de figues de barbarie, minarets et
scorpions, chameaux immobiles sous le soleil et mitrailleuses prêtes à briser le
silence. Et une ville aux églises renversées. L'Éthiopie.
Il y a des choses mystérieuses dans ce pays... dit Corto Maltese à Cush.
Corto est ironique, Cush est intégriste. Corto incarne l'Occident, Cush, le
guerrier Danakil, l'Afrique, mais l'écart n'est pas net. Pratt les confronte, mais
au fond il mélange et confond leurs caractères. Ils voyagent ensemble dans
le désert, sans se soucier de la chaleur et des scorpions, discutent du meilleur
moment pour boire le thé et combattent côte à côte.
Il y a beaucoup de triptyques en Éthiopie , dit Jean-Claude Guilbert, les grands,
on les met dans les églises, les moyens, dans des sacs, les petits, dans sa
poche.
Dans Les Éthiopiques , culture, nature et aventure forment le triptyque de pierre
sur lequel se fondent les aventures de Corto. Tout le reste n'est que magie.»