L'économie fondée sur la connaissance : questions au projet européen

L'économie fondée sur la connaissance : questions au projet européen

L'économie fondée sur la connaissance : questions au projet européen
Éditeur: Economica
2004246 pagesISBN 9782717848366
Format: BrochéLangue : Français

L'économie s'intellectualise : une part grandissante de la valeur ajoutée et

de ce qui fait la qualité de vie est imputable à l'utilisation des connaissances.

On pourrait résumer cela par un slogan : c'est ce que nous savons qui compte

aujourd'hui et comptera encore plus demain. L'Europe est-elle bien armée de ce point

de vue ? La question est d'actualité au moment où les chercheurs de la vieille Europe, les

éducateurs mais aussi les employeurs se posent la question des «avantages comparatifs»

de l'Union européenne. Le pôle européen Jean Monnet de l'Université de Rennes 1 a

été le creuset des interrogations portées au projet européen de faire de l'Union européenne

l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du

monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration

quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale.

Les auteurs ont réalisé d'abord un constat des atouts et des faiblesses de l'Europe

dans la compétition mondiale. Loin du pessimisme de quelques-uns, certains constats

sont encourageants. On termine la lecture de l'ouvrage avec un peu d'optimisme. On

peut observer et tester un lien de plus en plus étroit entre recherche, recherche fondamentale,

recherche appliquée, enseignement supérieur, recherche-développement,

innovation, éducation continue, connaissances, connaissance partagée et croissance de

la production de biens et de services. On peut observer en Europe des bonnes pratiques

et les succès qui s'ensuivent sont mesurables tant au plan des études de cas, que de secteurs

entiers qu'au plan macro-économique. L'optimisme est plus grand pour l'Europe

du Nord et il y a de grandes différences intra-européennes. Mais l'optimisme peut être

raisonnable à certaines conditions : développement de l'effort en termes d'enseignement

supérieur professionnel de qualité, dépenses publiques et privées soutenues pour

la R/D, effort européen de recherche, mais aussi, plus «intellectuellement», changement

de culture économique et sociale, avec surtout l'amélioration de la compréhension

de l'utilité des connaissances partagées du fonctionnement des marchés et de leurs

réglementations, la diffusion de l'esprit de performance des organisations, la diffusion

du pragmatisme et de la démarche méthodique du suivi-évaluation-reconception des

actions tant privées que publiques. Le besoin économique d'une véritable évolution

culturelle en quelque sorte car la connaissance se conquiert chaque jour et ne fait capital

social que si et seulement si chacun en a compris l'intérêt et la désire.

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