Morceaux de bravoure

«Grande gueule» de la littérature américaine du XX<sup>e</sup> siècle,
Norman Mailer a tout vu, tout lu, tout entendu, et avait une
opinion sur tous les sujets. C'est avec une passion communicative
qu'il nous fait partager ses états d'âme au long des articles,
souvent de véritables «ruminations», ici rassemblés.
On découvrira ainsi ses opinions sur nombre de ses contemporains,
écrivains ou artistes, comme Gore Vidal, Truman Capote ou Janet
Flanner (qu'il met en scène dans une drôle de parodie de
«talk show»), Henry Miller ou encore Hemingway, son idole
(ou presque), mais aussi sur tel film célèbre ( Le Dernier tango
à Paris ). Il se livre également au fil d'entretiens où il aborde
les thèmes les plus divers : la révolution sexuelle, l'art, la science,
le fonctionnement de la CIA, les vedettes de son époque (Mick
Jagger). Rien n'échappe au regard toujours critique et parfois
féroce de l'«énorme» Mailer. Une grande, une très grande
bouffée d'oxygène, qui revigore et peut même donner le tournis.