Centenaire des missions africaines : 1897-1900 : actes de la journée d'études organisée le 5 mai 2000 à Fréjus

Cette journée d'études sur le «Centenaire
des Missions Africaines» a démontré tout
d'abord une chose : la fécondité de la collaboration
entre militaires et historiens ou
anthropologues puisque sur les treize communications
présentées ici, sept l'ont été
par des officiers. Elle a démontré aussi que
tout n'avait pas été dit sur des moments de
l'histoire coloniale de la France en Afrique,
moments qui pourtant ont fait couler des
fleuves d'encre. Trois moments qui se
situent à la charnière des deux siècles,
le XIX<sup>e</sup> et le XX<sup>e</sup>, et qui ont marqué profondément
l'imaginaire des contemporains
et même au-delà l'imaginaire français du
XX<sup>e</sup> : «l'humiliation» de Fachoda, le drame
de Dankori, la victoire de Kousseri. Fallait-il
célébrer ces moments qui ne furent pas
nécessairement des moments de gloire, se
demande un des participants, d'autant plus
qu'ils ne peuvent quand même pas occulter
qu'il s'agissait de «civiliser à coup de
canons». Sans aller jusqu'à les transformer
en commémorations nostalgiques ou au
contraire triomphalistes, les communications
présentées ici s'efforcent de «faire le
point» et d'apporter des lumières nouvelles
sur ce passé qui s'éloigne mais ne meurt pas
tout à fait. Le volume se termine par les trois
discours du cinquantenaire : discours d'Octave
Meynier, du général de Chambrun et du
général Kieffer. Ils rappellent tout le prix
qu'attachent les Troupes de Marine à la
«Tradition». Pour l'historien, ils constituent
aussi des documents du plus grand intérêt
pour l'histoire de «l'idée coloniale».