Echographie du muscle

Echographie du muscle
2016294 pagesISBN 9791030300499
Format: ReliéLangue : Français

A la lecture de ce fascicule, nous pensons que chacun sera d'accord pour dire que l'échographie

des lésions musculaires ne se résume pas à la recherche d'un hématome, c'est

malheureusement beaucoup plus complexe que cela.

La difficulté de cette échographie des lésions musculaires, et donc de leur classification,

explique par ailleurs pourquoi de nombreuses classifications sont proposées et qu'aucune

d'entre elles n'emporte la conviction. Par contre, il ne faut pas perdre de vue que c'est la

détection des éléments modifiant la durée de l'arrêt sportif qui est importante.

Les idées principales sont que les lésions musculaires traumatiques sont essentiellement

hyperéchogènes à l'inverse de ce que beaucoup imaginent. De plus, comme on visualise à

la fois la lésion et le saignement réactionnel, qui est variable, la taille de la lésion est à interpréter

avec beaucoup de précautions même s'il est évident qu'une atteinte qui s'étend sur

20 cm est plus grave qu'une lésion millimétrique !

Grâce aux travaux de Garret [19], on était déjà passé du stade de «déchirure musculaire»

à celui de désinsertion myoconjonctive ; maintenant grâce à Folinais [39] nous recherchons

les lésions à point de départ conjonctif. On se rend compte qu'elles sont non

seulement nombreuses mais que leur détection majore la durée de l'arrêt sportif. Cela

explique certainement pourquoi des atteintes qui paraissaient identiques, comme les

désinsertions distales du gastrocnémien médial, entraînent des conséquences très variables.

C'est aussi pour cette raison que les muscles des parois, qui ne renferment pas de

squelette conjonctif, ont des lésions complètement différentes de celles des muscles des

membres qui possèdent un «squelette». L'aspect échographique rencontré est fonction

de ces différences.

Un élément qui ne change pas est la nécessité de la connaissance anatomique. Chacun

de ces groupes musculaires doit être connu et en particulier ses éléments conjonctifs principaux

doivent être repérés systématiquement car ils guident l'examen échographique.

Celui-ci se fera toujours au départ dans le plan axial, de manière comparative, pour la

détection de la lésion mais il ne faut pas oublier ensuite l'étude dans l'axe longitudinal du

muscle pour la caractériser au mieux.

L'échographie est certainement la meilleure technique pour la surveillance de ces atteintes

et pour déterminer le stade de cicatrisation. Elle permet le repérage des hématomes

en phase liquide qui doivent être systématiquement évacués sous contrôle échographique

mais détermine aussi à quel moment la cicatrisation est acquise. Il ne faut par

contre jamais oublier que l'échographie peut dire qu'une cicatrice est acquise mais c'est le

clinicien qui dira si elle est solide ; il est donc indispensable de négativer à la fois les signes

cliniques et ultrasonores avant de remettre un sportif sur le terrain.

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