Poto-poto blues

Quand on circule à travers les rues sous-mondialisées et en lambeaux des zones en guerre et des régions à part de la terre, on est frappé, malgré tout, par le rayonnement de la vie.
Poto-poto blues chante ce contraste-là. Le petit peuple, assis dans la boue de ses misères, pris au piège des jeux d'intérêts et des conflits inutiles n'a jamais oublié après luttes et soupirs que le chant est le meilleur moyen de dire sa souffrance et de clamer son humanité. C'est avec le langage de tous les jours, c'est avec un rythme lent; quelquefois hallucinant, que ces poèmes mélancoliques mais porteurs de devenir laissent leurs empreintes dans la mémoire du temps. Il n'y a assurément pas meilleure manière pour toutes ces rues en ruine de ce monde éclairé de crier: «Un jour, un jour il fera jour».