La diabolisation de la femme : on brûle une sorcière

La diabolisation de la femme
Au commencement était la peur de la femme. Au terme (provisoire !) est toujours la peur de la femme. Entre les deux, il y a eu la fumée des bûchers. La femme qui donne la vie dans l'obscurité de son ventre, et qui côtoie la mort, se mua, à son corps défendant, en sorcière. Le christianisme a été le véhicule, souvent complaisant, de la peur et de la haine de la femme, sans en être l'initiateur. Il a par contre inventé sa diabolisation. Dès la fin du Moyen Âge, les Inquisiteurs ont traqué l'hérésie par excellence, le crime de lèse-divinité, ils ont jugé, condamné, et exécuté la sorcière. Ou le Démon. Ou la Femme...
Du 14<sup>e</sup> au 20<sup>e</sup> siècles, Alain Piot nous invite à un parcours-inventaire de ce qu'il appelle l'héritage , avec un séjour prolongé, de la Renaissance aux Lumières.