Re-créations cartésiennes : anthropologie, épistémologie, nouveau traité du monde

Re-créations et non récréations , bien qu'il soit toujours agréable de lire et
de relire Descartes. Une certaine relecture, justement, est à l'origine de ce
livre. En témoignent, par exemple, la place de l'animal dans la philosophie
de l'homme, le rôle de l'image dans la pensée, l'interprétation du malin
génie. On s'arrête trop souvent à l'idée de dualisme quand on parle de
l'âme et du corps à propos de Descartes, mais c'est oublier l'interaction de
l'âme et du corps qui caractérise pour lui l'homme vrai.
Le traité du Monde occupe sa place chez Descartes physicien aussi
dignement que les Météores et la Dioptrique , mais il est loin d'être le tout
de la physique cartésienne ; peut-être était-il bon d'en écrire un nouveau.
Le Discours de la méthode trace la voie de l'accès au savoir, mais il y a
chez Descartes les éléments d'une théorie générale de la connaissance qui
dépasse de beaucoup les quatre préceptes de la méthode. Ce livre n'a pas
de conclusion, mais le ballet final, peu connu, serait sans doute à reprendre
chaque fois que sonne, en Europe et ailleurs, l'heure d'un armistice et de
la paix.