Micheau-Vernez : 1907-1989

Né le 16 octobre 1907 à Brest, il décède au Croisic le 8 juin 1989.
Dès l'enfance, il a choisi d'être peintre. Ce n'est pas une passion, mais bien une
vocation. Il reste fidèle au regard qu'il a, dès le début, porté sur la couleur du monde
qui l'entoure. Donner à voir aux autres, recueille sur des toiles, cette vibration qui l'a
définitivement ému. Ainsi, sa peinture a pour seul sujet la couleur, quel qu'en soit le
prétexte apparent.
Lauréat de l'école des beaux-arts de Brest, puis de celle de Nantes, il accède de
septembre 1928 à juin 1930 à l'École nationale supérieure des beaux arts de Paris, et
travaille sous la direction du maître Lucien Simon, ainsi que dans les Ateliers d'art sacré
avec Maurice Denis.
Accédant au professorat de dessin, par nécessité comme beaucoup de jeunes artistes,
il est nommé aux lycées de Bastia, La Roche-sur-Yon, Brest, Lannion, Grasse, Pont-l'Abbé
et Quimper.
En parallèle, il n'arrête jamais de peindre, tout en réalisant avec autant de bonheur
des illustrations, dessins, pastels, vitraux, icônes, affiches, décorations et bien sûr des
faïences qui vont être, durant des années, l'image de marque des faïenceries Henriot
de Quimper.
Micheau-Vernez peint et dessine jusqu'à sa mort et détruit aussi beaucoup. Ses
maîtres complémentaires seront Cézanne, Gauguin et Bonnard. Érudit sur l'apport et
les inventions des maîtres, technicien du mariage des couleurs, il s'essaie aux audaces
de nouvelles harmonies que l'on sent raisonnées dans une construction toujours
originale.