La fille du bénitier

«Je m'appelle Rose». Seul un billet portant cette
courte phrase accompagne ce bébé abandonné devant
le couvent de la Providence, par une froide nuit de
mars. «Rose Mars», tel est donc le nom donné à cette
petite fille. Elle devient l'objet de toutes les attentions de
Ginette, une pensionnaire plus âgée, et d'une mendiante
aveugle qui hante le parvis de l'église. À douze ans, elle
est embauchée comme vachère chez un couple de vieux
paysans, Antoine et Justine. Ils la considèrent comme
leur propre fille, sacrifiant leur confort pour l'envoyer
à l'école. Mais Justine meurt et l'administration retire
Rose du foyer qui était devenu sien. C'est alors que sa
mère naturelle se manifeste et la réclame. Rose découvrira
alors un tout autre univers et une vie inattendue
s'ouvre à elle...
L'émouvante histoire de Rose, jeune orpheline
au destin hors du commun.
La nuit tombait : sur leur passage, quelques visages se
plaquaient aux vitres. Puis il y eut la traite, la soupe
du soir, la prière : «Tournons-nous vers le crucifix et
prions Dieu pour les pauvres, les malades, les affligés,
les mourants, les âmes du Purgatoire, les malheureux,
les veuves, les voyageurs.
- Les orphelins, Mémé ! les orphelins ! N'oublie pas !
je suis orpheline !»
Et les larmes coulent, coulent à nouveau.