La bête du Gévaudan : plaidoyer pour le loup

La Bête du Gévaudan a le triste mérite d'avoir effectivement
existé. Son histoire demeure tragique puisqu'elle
relate la mort de plus de 80 personnes, essentiellement des
enfants, sur un total qui avoisine les 170 attaques.
Le principal acteur de cette histoire paraît, à première vue,
être un animal, appelé « la Bête » par commodité. D'aucuns
ont fait porter aux loups l'entière responsabilité de ces
décès et du traumatisme régional qui en a résulté.
Après avoir appris à bien connaître le comportement du
loup, en plus de trente ans d'intérêt pour cet animal, et
après un examen minutieux d'une partie des nombreux
documents existant sur les faits et attaques, l'auteur s'efforcera
de démontrer que « la Bête » n'était pas un loup ou
des loups, à l'écart de toute polémique, en laissant à chacun
ses idées et ses convictions. C'est au lecteur qu'il revient
de se forger son opinion.
Malgré quelques petites battues organisées
par les paysans et nobles locaux, la Bête rôde
et décime des vies sur son passage...
Imprévisible, capable d'agir plusieurs fois
par jour, et partout où bon lui semble !
Au cours de cette battue, la Bête est débusquée et tirée
à 10 pas ; elle chute à terre et tente de se relever. À ce
moment-là, un second chasseur tire à nouveau sur la
Bête, qui parvient à se dresser puis retombe. Toutefois,
elle se relève à nouveau, et s'enfuit sans être rattrapée,
après avoir reçu un troisième coup de fusil. Étonnement,
stupéfaction ! Tels sont les sentiments qui envahissent
les chasseurs, les premiers à avoir tiré sur la Bête.