L'oeil de Lucie

Cela commence par un gâteau d'anniversaire dans lequel
une petite fille plante son doigt, puis le lèche. Un geste de
transgression générateur de fantasmes qui renvoie le lecteur
à la célèbre Histoire de l'oeil de Georges Bataille. Lucie souffre
d'une malformation congénitale, son oeil gauche ne verra
jamais la lumière du jour, un drame découvert au cours du
fameux goûter qui ouvre le roman. Cette infirmité va susciter
sa vocation d'artiste.
Entièrement née de l'imagination de l'auteur du roman, sa
peinture est décrite avec la minutie et le regard du critique,
par Claire, historienne d'art et fille de l'héroïne. OEuvre dans
l'oeuvre, récit dans le récit, elle fait référence tout à la fois à l'art
moderne, à l'art contemporain, à la littérature et à la psychanalyse.
L'inconscient de Lucie s'y inscrit en filigrane, comme la
toile d'araignée qui l'a tant inquiétée lorsqu'elle était enfant.
Lorsque tous les fils de l'intrigue auront été dénoués, Claire
découvrira, en même temps que le lecteur, et au terme d'un
suspense subtilement conduit, le rôle exact joué par ses
parents dans ce roman à rebondissements et à clés.