Lettres et écrits

Grâce à la transcription de cette correspondance, nous
nous immisçons ici dans la vie d'un compositeur de la première
moitié du XXe siècle, et plus particulièrement dans deux
périodes de sa vie totalement distinctes. La première s'intéresse
à la correspondance de l'artiste avec ses parents alors qu'il était
encore élève au Conservatoire National de Musique de Paris
entre les années 1901 et 1903. Difficultés du jeune étudiant
provincial, déceptions, joies et doutes remplissent ses lettres
qui attestent déjà à l'époque de la difficulté des concours. On
trouve également quelques noms célèbres de musiciens avec qui
il entretenait des rapports, tels Camille Saint-Saëns, Gabriel
Fauré, Charles Tournemire ou Louis Vierne.
La deuxième partie de l'ouvrage est quant à elle destinée
à une période beaucoup plus tardive de la vie du compositeur, de
1935 à 1940. C'est l'époque où Bonnal se lance avec un «peintre-cinéaste»,
Ferdinand Earle, dans la conception d'un nouveau
genre cinématographique et musical, la «ciné-symphonie», un
genre qui finalement ne verra jamais le jour. Pour terminer, les
«Notes dans tous les tons», quelques écrits du compositeur à
la fin de sa vie, quelques notes de vie sarcastiques non dénuées
d'ironie.