Archéologie de la mort en France

L'archéologie de la mort, à la croisée des sciences
humaines et des sciences naturelles par ses méthodes,
alimente les sciences sociales par ses résultats.
Elle s'est développée à partir des années 1980 grâce
à l'essor de l'archéologie préventive, qui a permis
d'appliquer des méthodes d'analyse issues de
la recherche fondamentale à des échelles de temps
et d'espace démultipliées, ouvrant des champs
de recherche renouvelés.
À travers une approche thématique et
chronologique, Archéologie de la mort en France
aborde la question du sens des gestes funéraires.
En effet, toutes les sociétés humaines ont dû
affronter la mort de leurs membres, les implications
de leur disparition et le devenir de leurs cadavres.
Le processus mortuaire se caractérise par une
succession d'étapes significatives et de messages de
la communauté et des proches du défunt. Ce qui va
être déposé dans la tombe, l'architecture de celle-ci,
sa mise en scène, ostentatoire ou discrète, sont
des témoignages de la société, de son idéologie, de
la place qu'y tenait le défunt et des pratiques de son
groupe social. Le «monde des morts» n'est pas
le reflet du monde des vivants, mais exprime le discours
de ceux-ci, qui organisent une représentation,
certainement idéalisée, de leur propre monde.
L'archéologie permet d'aborder ces phénomènes
avec une grande profondeur de champ.