Ts'ing ngai ou Les plaisirs contrariés : conte chinois ancien

La Vieille Chine où nous conduit M<sup>me</sup> Lucie Paul-Margueritte n'est pas la
Chine des temples et des Dieux, mais une Chine familière et, si l'on peut dire,
bourgeoise. Le conte qu'elle a traduit : Ts'ing Ngai, ou les Plaisirs contrariés , fait
partie d'un recueil de l'époque Tsing qui correspond à notre dix-septième
siècle. Il a pour titre Kin-Kou-Ki-Kouan ou les histoires anciennes et modernes.
Le récit qu'en a détaché M<sup>me</sup> Lucie Paul-Margueritte met en scène les gens
du commun et il est empreint d'une sereine et tranquille ironie. C'est un petit
tableau de moeurs traité avec sobriété.
A ces Plaisirs contrariés , M<sup>me</sup> Lucie Paul-Margueritte a ajouté pour nous celui
de suivre les principaux épisodes de ce conte tragique et narquois sur les
belles et curieuses illustrations qu'en a faites un remarquable artiste chinois,
M. Ouang Shao-Ki. Ces illustrations se composent de seize peintures sur soie,
d'une finesse admirable et du détail le plus exquis, qui s'accordent avec la
beauté typographique impeccable du texte. M<sup>me</sup> Lucie Paul-Margueritte, qui
s'est détournée un instant de son oeuvre romanesque où elle continue avec
talent la tradition paternelle, a voulu nous donner par ce beau livre d'art un
plaisir que rien ne contrarie.