Cliniques méditerranéennes, n° 68. Psychanalyse et langage

Entre savoir et vérité, le sujet est pris dans une division constituante
qui ne peut qu'interpeller tout praticien de la langue et
de la parole, qu'il soit linguiste ou psychanalyste. Mais l'un
comme l'autre, au-delà du coût subjectif de la communication et de
la confrontation du ou des savoirs, ne sont-ils pas appelés à se rencontrer,
toujours et encore, dans le parcours de cette surface dite
bande de Moebius où l'endroit et l'envers sont en état de se joindre
partout ?
Si un tel modèle topologique intéresse le sujet dont parle la psychanalyse
et s'il n'est pas de lieu extérieur au langage d'où le sujet
pourrait dire le vrai sur le langage, alors ne conviendrait-il pas, pour
avancer, de se déprendre des idéaux «scientistes» de la pluridisciplinarité
pour revenir aux «sciences affines», selon l'expression de
Lacan ? Mais de quelles «affinités» pourrait-il bien s'agir entre
psychanalyse et linguistique ? Voici quelques questions que met au
travail ce dernier numéro de Cliniques méditerranéennes sur «psychanalyse
et langage».
D'autres thèmes sont aussi abordés dans ce numéro, comme ceux
de la psychosomatique, de l'OEdipe, des fantasmes de castration et
du féminin.