Le vent souffle où il veut

Elle s'appelle Perline. Elle a 27 ans et aime profondément Géraud en
garnison à l'étranger. Elle dirige un atelier de confection où excelle sa
mère, Clémence, talentueuse couturière qui fait le renom de la maison.
Fille de paysan, elle a eu la chance de faire des études et la guerre l'a
propulsée dans le monde des Maîtres Tisserands de Saint-Étienne. Le
fils de son ancien patron, Bérenger Fougerolles, aimerait l'avoir à ses
côtés pour promouvoir une nouvelle fibre textile...
Perline incarne la lente évolution survenue dans les mentalités car
la femme des années vingt n'est pas celle de 1914. Chapitre après
chapitre, on suit avec émotion le désir de Bérenger de s'intégrer dans
une société qui le rejette, l'épanouissement de Clémence, veuve de
guerre, qui retrouve un second souffle, les pas hésitants de Lucille vers
Dorian, ce blessé de la face, meurtri plus dans son âme que dans sa
chair. On ne peut rester indifférent devant les choix de Perline et de
Géraud qui s'aiment, se séparent et n'en finissent pas de se chercher.
1923-1925 : trois années d'après-guerre où le combat continue pour
construire une vie nouvelle.