Qu'il fut long le chemin

Qu'il fut long le chemin

Qu'il fut long le chemin
Éditeur: Henry éditions
2009159 pagesISBN 9782917698242
Format: BrochéLangue : Français

Mai 1940 ! Après un exode de trois jours, Maurice Van de Kerckhove rentre

à Roubaix et aide spontanément autour de lui. Au service de M. Gondarlier, les

hommes sont chargés de remettre en marche la fabrication du pain, opération

complexe qui, outre les matières premières, nécessite eau, gaz, charbon, huile...

Contacté par un petit groupe, Maurice Van de Kerckhove distribue des journaux

clandestins, puis intègre le 2<sup>e</sup> Bureau. Outre les missions de renseignements, il

travaille avec une filière d'évasion jusqu'aux premières arrestations. Menacé lui

aussi, il est contraint de quitter la région. Arrivé en zone libre mi-décembre 1941,

un an plus tard il décide de rejoindre Londres via l'Espagne. Arrêté, il connaît les

prisons espagnoles. Libéré, il embarque le 19 août 1943 pour l'Afrique du Nord.

Le 21 janvier 1944, il arrive en Angleterre et, le 29 février, est inscrit au

B.C.R.A..

Institutrice, Madeleine Guillemant-Sintive a assisté au massacre perpétré à

Oignies par l'armée allemande le 28 mai 1940. A Mazingarbe, elle est parmi les

isolés qui aident les prisonniers à s'évader des colonnes en marche pour

l'Allemagne. Cet embryon va constituer les bases solides d'une filière d'évasion

sur le secteur Béthune-Arras. Madeleine Sintive remplit des missions de

renseignements pour Jules Andrieux. Mais le 14 février 1941, c'est l'arrestation

et la prison. Condamnée à trois ans de travaux forcés, le 30 août 1941, son convoi

est en route vers l'Allemagne quand il retourne à la prison de Loos. Libérée pour

raisons de santé en décembre 1942, elle reprend le combat jusqu'à la Libération.

En 1940, à Béthune, Sylvette Leleu gère le garage de son mari, aviateur

disparu en mission en Allemagne. Elle fait spontanément les mêmes actions que

Madeleine Sintive et crée une filière d'évasion. Elle récolte des renseignements

qu'elle porte à Paris et entre dans le réseau du «Musée de l'Homme». En avril

1941, Sylvette Leleu est arrêtée et emmenée à Paris. Pendant ses séjours dans

diverses prisons, elle subit des interrogatoires musclés. Le 17 février 1942, à

l'issue du procès des membres du réseau, elle est condamnée à la déportation.

Après un séjour dans divers camps, elle aboutit à Mathausen qu'elle quitte le 23

avril 1945 lors d'un échange contre des prisonnières allemandes. Passée par la

Suisse, elle retrouve la France le 30 avril.

Contacté par Henri Dewispelaere fin mai 1943 à Berlancourt-le-Cauroy,

Ernest Vicogne adhère au réseau Sylvestre-Farmer dit «W.O.» du Capitaine

Michel. Les terrains de parachutage validés dans le secteur d'Arras, il participe

aux réceptions. Mais, dans la nuit du 27 novembre 1943, des arrestations

démantèlent le secteur. Quelques-uns échappent miraculeusement à la rafle. De

retour le 14 décembre, les Allemands arrêtent Ernest. Le 4 mai 1944, Ernest

Vicogne est déporté en Allemagne. Il décède le 8 février 1945 à Gross Rosen.

Ce sont les parcours courageux de ces femmes et hommes, peu ou mal

connus, qui sont racontés dans ces pages. Cette part de leur vie appartient à

l'Histoire de France.

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