Les relations Nord-Sud pour atténuer le changement climatique : du développement propre à la déforestation évitée

Les relations Nord-Sud pour atténuer le changement climatique : du développement propre à la déforestation évitée

Les relations Nord-Sud pour atténuer le changement climatique : du développement propre à la déforestation évitée
Éditeur: L'Harmattan
2015404 pagesISBN 9782343061306
Format: BrochéLangue : Français

Le «développement propre» et la «déforestation évitée» sont des concepts et des

mécanismes politiques qui relèvent de la lutte contre le changement climatique. En quoi

engendrent-ils des relations Nord-Sud ? Cet ouvrage répond à cette interrogation en

utilisant une approche géopolitique. De nombreuses cartes illustrent la coopération

entre des pays développés et des pays en développement. Pour les pays développés,

la coopération pour un «développement propre» est synonyme de délocalisation de

la réduction des émissions de gaz à effet de serre (EGES) et d'acquisition de crédits

carbone pour des projets réalisés dans les pays en développement. Ces derniers sont

alors censés recevoir des technologies peu polluantes, et bénéficier de retombées

pour leur développement durable, ce qui n'est pas vérifié.

S'agissant de la «déforestation évitée», les cartes réalisées montrent le déploiement

de la coopération multilatérale et bilatérale consistant, pour des pays développés,

à mobiliser des fonds destinés à aider des pays en développement à se «préparer»

pour réduire leurs taux de déforestation. Le programme REDD des Nations unies

apparaît redondant mais quelque peu complémentaire de ceux gérés par la Banque

mondiale. La Norvège déploie une coopération qui cible le Brésil, sans doute du fait

de l'importance que la forêt amazonienne représente en termes de potentiel de

réduction des EGES, et donc d'atténuation du changement climatique. La coopération

française, tous azimuts, ne délaisse pas le «pré-carré» de la France, notamment des

pays d'Afrique centrale. Les entretiens semi-dirigés révèlent le rôle catalyseur de l'État

et des organisations non gouvernementales au Brésil, contrairement à Madagascar,

enrôlé par des organismes de coopération multilatérale et d'aide au développement,

ainsi que par des organisations non gouvernementales internationales.

Les recherches présentées dans cet ouvrage soulignent les difficultés de la mise en

oeuvre des concepts et des politiques internationales de réduction des EGES. Elles

mettent en évidence le hiatus et les déperditions entre le niveau international,

le niveau national et le niveau local. Elles illustrent la fragmentation de la gouvernance

de l'atténuation du changement climatique.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)