Diane de France, la princesse rebelle

«On a dû vous dire que je suis une extravagante, peut-être
même un peu folle.» La princesse Diane de France,
duchesse de Wurtemberg, m'accueille par ces mots dans son
château allemand d'Altshausen. La scène se situe au début
des années 90, alors que j'effectue un reportage sur cette
princesse artiste qui a initié une fondation caritative baptisée
«Les Enfants de la Vie». Prudent, je démens, mais elle
ajoute : «Ne niez pas, je sais que le on porte la signature de
ma chère famille : les originales, ça leur fait peur».
Quatrième fille et sixième des onze enfants du Comte de
Paris, Diane de France affiche depuis son plus jeune âge
une indépendance farouche, un tempérament volcanique et
un anticonformisme plein de noblesse. En l'épousant, le
21 juillet 1960, le duc Carl de Wurtemberg n'imaginait sans
doute pas que cette «sauvageonne» allait faire souffler un tel
vent de fantaisie sur sa vénérable commanderie teutonique.
Une enfance dure où on a cherché à la mater par les pires
moyens, des parents souvent absents, une fratrie en proie
aux déchirements, un mariage à surprises, une belle-famille
plutôt rigide, un héritage paternel qui suscita les polémiques,
tout ne fut pas rose dans son existence. Mais cette princesse
au coeur d'or, mère de six enfants, a su franchir tous les
obstacles, avec panache.
Pour la première fois, dans cet ouvrage où elle se livre sans
fard ni langue de bois, la princesse Diane apparaît telle
qu'elle même, dérangeant l'ordre établi des salons mondains
par son franc-parler, grande dame royale dans la foule
comme dans la vie.