Le ventre. L'être nivéal

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Le ventre de Simon...
Sa nouvelle genèse. Son nombre «6», à la courbe foetale et
parfaite, qui ne touche presque plus Terre, qui toucherait presque
Ciel.
Sa gestation...
Simon est son nouveau «gestationnaire»
Valence se fait embryon sous les draps, la joue calée contre son
abdomen, indécollable tellement il aimerait être à l'intérieur.
Tout son corps lui apparaît comme une forteresse imprenable, un
château fort de chair et de sang où rien ne peut désormais l'atteindre,
pas même les résurgences des ablutions immondes de son géniteur
originel...
Nothing !
Le ventre de son homme...
Qui chaque nuit devient la noctiluque qui lui permettra de
surnager s'il s'égare un peu trop dans un océan de rêves noirs et
déchaînés.
Son ventre laiteux et ferme, comme un nougat dont on ignore la
douceur sucrée tant qu'on n'y a pas promené la langue. Et sa langue,
Valence la fait sinuer entre les monts musculeux et les vallées de
chair tendre.
État de combustion interne quand sa bouche le mendie, se laisse
chatouiller par un «Y» de pilosité claire qui traverse Simon du
pubis aux tétons.
Alors, le ventre se fait moite, se sale un peu plus sous ses papilles
en émoi. Les soulèvements s'accélèrent tant et si bien que le ventre
finit par s'exprimer par la bouche : une chaleur organique qui tempête
dans ses cheveux.
Vient ensuite le moment où son ventre prend le sien, le colonise
en rythme et en force.
Ils joignent leurs intérieurs en gueulant comme le plaisir aime
qu'on le gueule !
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